Sait-on vraiment qui l'on est? Se connaît-on vraiment? Comment être sûr de savoir ce que l'on aime et ce que l'on déteste vraiment? Quelle importance a regard des autres sur la construction de son être?
Car au fond,nous sommes tous plus ou moins influencés par notre entourage,alors comment distinguer ce que l'on aime vraiment de ce auquel on a plus ou moins « pris goût » simplement pour ne pas être rejeté d'un groupe où tout le monde aime telle ou telle chose?
De même avec ce que l'on déteste: on se base par moments principalement sur l'avis de ses proches pour se dire que l'on aime pas une chose à laquelle on n'a de fait même pas pris la peine de s'intéresser vraiment. Ou alors on a conscience d'aimer telle chose mais on se l'interdit,par une sorte de honte...
Lors de l'adolescence,on a besoin d'un model pour se construire,de s'identifier à un mouvement, de pouvoir se dire « voilà,ça c'est tout moi ». Mais cette man½uvre est à double tranchant car à force de vouloir coller à une idéologie,on se créé un personnage que l'on croit être soi...rien n'est moins sûr....
Comment est-il possible de se retrouver comme « piégé » sous les traits de ce personnage créé de toutes pièces pour les autres,dans l'unique soucis d'affirmer que l'on est QUELQU'UN ? Probablement l'effet de vivre dans une société où l'on doit pouvoir caser tout le monde dans une catégorie spécifique...
Être soit cela s'apprend,non pas en se fixant des objectifs à atteindre,non pas en se créant un « moi » qu'il faudrait devenir,mais en prenant le temps de se poser pour s'écouter,écouter son c½ur,écouter son âme...